5 étapes IA pour optimiser le processus de création

Il y a quelques semaines, nous vous avons partagé plusieurs bonnes pratiques à adopter pour manier avec habilité les IA. Dans cet article, nous allons appliquer ces conseils à l’écriture de fiction littéraire.

Comment et pourquoi utiliser les IA au service de l’écriture créative ?

En amont de l’écriture 

Le brainstorming

En premier lieu, converser avec une ou des IA peut être un excellent moyen de trouver l’inspiration, ou de débroussailler une idée déjà existante. Envisagez cette conversation comme votre brouillon, le moment où tout est encore possible et où vous vous laissez une liberté totale. Lancez quelques pistes générales, puis creusez ce qui vous paraît pertinent.

Pour plus de crédibilité et de profondeur, n’hésitez pas à demander à l’IA de générer des exemples. Il peut s’agir de fausses références bibliographiques, de cartes géographiques, du fonctionnement d’une langue fictive, d’éléments architecturaux, d’arbres généalogiques… Même si vous ne vous en servez pas plus tard, ils vous aideront à construire une vision mentale de l’univers dans lequel votre récit se déroulera.

Cette phase peut aussi être l’occasion de voir émerger des personnages. Ils peuvent résulter d’une proposition de l’IA ou d’un affinage de votre part.

Petite astuce : si vous avez déjà un nom en tête mais des contours flous, transmettez-le et voyez comment l’IA l’interprète. Évidemment, pensez-bien à passer derrière pour éliminer les éventuels clichés.

Au besoin, pour une expression interartistique de votre univers, vous pouvez également générer des images (sur Mistral, Copilot, Gemini, Leonoardo…) et des musiques (sur Suno).

La structuration

Une fois votre univers constitué, la phase de structuration peut commencer. Celle-ci concerne votre storytelling, l’histoire que vous souhaitez raconter. Pour canaliser votre inspiration, demandez à une IA de générer cinq ou dix résumés d’intrigues.

Puis, cela peut être intéressant, changez autant de fois que vous souhaitez d’IA et formulez la même requête. Ce processus est idéal pour comparer les résultats.

Pour éviter de vous perdre, vous pouvez même transmettre l’intégralité des idées générées à une IA. Demandez-lui de supprimer les doublons et de les classer selon des critères que vous aurez définis, voire de les fusionner. Bien sûr, si le résultat ne vous satisfait pas, vous êtes libre d’élaborer votre propre intrigue ou de modifier l’une qui a été générée. L’usage des IA doit rester une source de créativité, pas une contrainte !

Pendant l’écriture

Le style et les dialogues

Vous savez désormais où vous allez. Vous avez un univers, une atmosphère, des personnages, une intrigue. Maintenant, il vous reste à les sublimer avec la plume adéquate. Dans ce but, les agents conversationnels sont très efficaces. Par exemple, vous pouvez en créer un pour qu’il génère le texte de votre narrateur, puis d’autres pour vos personnages.

Pour cela, vous devrez vous montrer extrêmement précis. Indiquez dans les paramètres de votre agent le style d’écriture recherché et les souvenirs, l’histoire, la personnalité et les relations de vos personnages. Veillez à ne pas indiquer des informations non possédées par le personnage en question. Cette démarche peut sembler fastidieuse, mais peut vous faire gagner du temps par la suite. Envisagez-la comme une élaboration plus élaborée de fiches personnages.

En effet tout l’intérêt repose sur la phase qui va suivre, à savoir l’interaction entre vos agents. Cette méthode peut nourrir des dialogues, ou des répliques dans le cadre d’une pièce de théâtre. Sur Mistral par exemple, vous pouvez invoquer n’importe quel agent à volonté dans une seule boîte de dialogue. Puis un autre pour lui répondre, et ainsi de suite. Comme chaque agent possède une manière de parler singulière, l’échange est plus riche et plus inspirant pour écrire vos propres dialogues.

Pour la narration, il peut être utile de multiplier les essais de style, afin de trouver lequel est le plus adapté et percutant pour votre histoire.

En aval de l’écriture

La correction

Une fois votre manuscrit rédigé, les IA peuvent jouer un autre rôle : celui de bêta-lecteur. Si elles ne remplacent pas un être humain, leur confier votre texte peut constituer une première étape dans le processus de correction. Elles pourront repérer une partie des fautes de grammaire, d’orthographe, de conjugaison, de syntaxe… Elles ne sont pourtant pas infaillibles, c’est pourquoi contacter par la suite un relecteur professionnel reste préférable.

La rétroaction

Au-delà des erreurs de langue à proprement parlé, les IA sont également capables d’émettre un avis sur une production en cernant notamment des incohérences. Elles peuvent ensuite vous proposer des pistes d’amélioration. Une fois encore, conservez un regard critique. Suivre ces suggestions n’améliorera pas forcément votre texte. À vous d’estimer lesquelles sont pertinentes.

Conclusion

À aucun moment les IA ne doivent être considérées comme des béquilles, ou vous faire perdre votre confiance en vous en matière de création. Vous restez capables de créer uniquement par vous-même mais ces outils ouvrent d’autres perspectives, comme des machines stimulatrices pour votre imagination.

Cet article décline l’usage des IA pour un processus d’écriture complet, très chronophage. Toutefois, selon vos besoins, adaptez-le. Peut-être préférez-vous brainstormer avec l’IA, ou faire corriger vos textes. Ou peut-être qu’aucune de ces pratiques ne vous convient. Ce qui compte, c’est que vous puissiez exploiter pleinement le potentiel de votre projet littéraire.

Malgré tout, les IA possèdent des limites à ne pas négliger, dont certaines concernent directement l’écriture. On se retrouve prochainement pour les détailler !

Crédit image : pexels

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